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Petit conte initiatique

Je me réveille avec mon lilas mauve dans les mains, distribuant à tout va. Je m’épuise, ne comprenant pas. M’éprenez-moi : je traverse des courants, des tempêtes et des tumultes de joie.

Mon cœur raisonne, mes larmes moissonnent. Les colombes envolées. Les anges rigolent. Je tombe, piétine, chute de la cascade.

Le paradoxe : je vis entre deux mondes, où l’innocence et la vulnérabilité ont un sens. Tout s’y perd, tout s’y trouve, tout se gagne, avec bienveillance.


Je mange la terre, suis la montagne, vois la lune et le soleil qui m’éblouissent. Apparaît une éclipse.

Je fais des mouvements burlesques, pris dans la foule, mon corps se réajuste. L’essentiel s’effrite, au croisement de ma réussite.

Je vole comme Icare, reviens sur un nouveau cycle, pris alors dans une tornade, boulevard des sentiments, avenue de renoncement.

Des lapins me guettent, des lions surgissent. Au croisement, j’y vois le dépouillement, le sourire d’un jeune enfant et d’une femme pleine d’espoir.

D’un phénix, le feu jaillit. La lumière s’agrandit sous un épais nuage. On se prend la main, et moissonne, tâtonne.

Des ailes dans le dos, peuplées de fourmis au sol. Nos cœurs battent la chamade, et des coups de sang nous façonnent.

Les questions taraudent, vagabonde l’espérance pour un bout de terre, un bout de rien.


Au final, on se dit qu’on gagnera le plus beau pain.


C’est un conte simple. Oui, un conte fait de brins d’herbe et de colibris. Oui, sur la route, on en voit plein, déguisés en toutes sortes de tenues.

Certains vivent des deuils, certains vivent des naissances, mais tous tiennent par des roses à la main.

On repart, on s’assèche, se déverse, buvant de la rivière.

La vie coule, les joies et les querelles dansent entre elles. Quelques flashs apparaissent, des nœuds alors tissent nos vœux.

L’aigle parvient au sommet, le bison, sur la terre, apparaît.

J’écris, j’ajuste, je crie, je cueille, pour les moins bons, et les justes. Orgueilleux, vaniteux et insolent, je brise les chaînes et le miroir, le reflet à moindre pas. Le bâton a alors plus de poids. 

La famille s’agrandit, tout comme le cœur s’en réjouit. La caverne de Platon n’est alors pas une illusion.


Nous sommes jeunes et vieux.

 

L’enfant rigole à pleines dents, nous regarde de ses yeux cristallins, et nous tend un joli bouquet de lilas blanc.


Quelle belle neige,

quel joli feuillage,

d’un meilleur recommencement.


Pour une belle humilité,

sur la route lumineuse du temps.




 
 
 

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